Cent quatre-vingt-treizième numéro de Chemins d’histoire, trente-quatrième de la cinquième saison
Émission diffusée le vendredi 19 juillet 2024
L’invitée : Maria Szuppe, directrice de recherche au CNRS, autrice de Tamerlan et les Timourides. Asie centrale et Iran (mi-XIVe-début XVIe s.), Les Belles Lettres, 2023.
Le thème : Tamerlan et les Timourides, du XIVe au début du XVIe siècle
Le canevas de l’émission
Le livre en quelques mots. Un livre de synthèse, autour d’Amir Timour ou Tamerlan, fondateur éponyme d’une dynastie majeure, les Timourides. Espace de référence : Transoxiane (Ouzbékistan, Tadjikistan) et une partie de l’Afghanistan et de l’Iran (voir la carte p. 12-13). Quelle période de référence ? XIVe-début XVIe siècle. La nécessité d’un livre de synthèse… qui paraît peu de temps après le livre de Marie Favereau consacré à La Horde (voir l’épisode 149 de nos Chemins d’histoire). Héritiers et héritages de Gengis Khan. Les sources pour cette histoire et cette synthèse.
Origine tribale du pouvoir de Tamerlan. Tamerlan et son arrivée au pouvoir en Transoxiane. Tamerlan prend le pouvoir sur les différentes composantes de sa tribu (turco-mongole), les Barlas, entre 1360 et 1370. La prise du pouvoir suprême en 1370. Que se passe-t-il le 9 avril 1370 ? Tamerlan n’est pas un descendant de Gengis Khan, il doit installer sur le trône un khan gengis-khanide fantoche et prendre le titre d’amir. L’extension de l’empire de Tarmelan. Un objectif : le rétablissement de l’empire mongol ? A la suite de ses campagnes militaires, Tamerlan parvient à obtenir le contrôle de trois khanats (sur les quatre existants) issus de l’empire du grand conquérant mongol. Méthodologie : dévastations et négociations. Les projets plus lointains et leur succès inégal. Les successeurs : les Timourides, le problème du « prince héritier ». Le partage entre les deux fils survivants, après la mort de Tamerlan. La figure de Shah Rokh Mirza. Après la mort de Shah Rokh (1447). Conflits armés et déclin. Fin de l’empire timouride. Ce qu’il advient de l’empire. Mémoires de Tamerlan et des Timourides.
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Quelques aspects du livre (1). Regardons d’abord les villes de Tamerlan et des Timourides. Vie nomade (la « ville des tentes ») mais travaux de construction urbaine, résultats de projets soigneusement conçus. Les capitales, d’abord Shahrisabz (auj. Ouzbékistan), en plein territoire tribal des Barlas d’où est issu Tamerlan, puis Samarcande (auj. Ouzbékistan, au sud-ouest de Tachkent), la capitale que Tamerlan s’est choisie (sans doute dès 1370, voir le plan de la p. 67, les jardins et les monuments), et enfin Hérat (ouest de l’Afghanistan), la plus renommée des capitales timourides au fort rayonnement culturel (monuments et jardins, commentaire de l’image, p. 77).
Quelques aspects du livre (2). Une société d’une grande diversité ethnique, avec diverses populations d’origine turco-mongole (y compris ouïghoure), iranienne, arabe. Classes supérieures, moyennes et populaires. L’esclavage. Informations très incomplètes sur la place des femmes (voir la p. 255).
Quelques aspects du livre (3). Représentations culturelles et religieuses. La religion dominante dans l’Etat de Tamerlan : l’islam sunnite, et l’école légale la plus répandue, le hanafisme. Mais d’autres écoles sont présentes, ainsi que les branches chiites de l’islam. La place du soufisme. Les autres communautés religieuses. Les lieux de la religion.
Les chemins de Maria Szuppe.
